Enjeux


Préserver le milieu naturel

C’est l’engagement prioritaire du SMAROV en matière de développement durable : maîtriser les impacts des ouvrages sur l’environnement et préserver le milieu naturel dans le transport et le traitement des effluents.

La vérification de la conformité des raccordements, l’entretien des réseaux, le traitement des effluents et la valorisation des boues d’épuration assurés par le SMAROV contribuent à la bonne qualité environnementale du ru de Gally, là où sont rejetées les eaux usées, une fois traitées.
La Directive Cadre sur l’Eau (DCE) adoptée par le Parlement européen en 2000 a pour objectif d’atteindre un « bon état des eaux et des milieux aquatiques » d’ici à 2015. « Bon état » correspond à des milieux dont les peuplements vivants sont diversifiées et équilibrés. Le « bon état » se rapporte aussi à la qualité des milieux aquatiques qui permet différents usages : eau potable, irrigation, pêche etc.

Concernant les eaux de surfaces, le bon état consiste en un « bon état chimique » et un « bon état écologique ». Chimique : lorsque les concentrations de certaines substances ne dépassent pas les normes fixées par la règlementation européenne. Ecologique : lorsque, sur des critères biologiques, des organismes vivants (poissons, insectes…) réagissent comme témoins de pollution non détectées par des procédés physico-chimiques. Les seuils de références ont été établis à travers des directives européennes prisent en 2005 et 2007.


Traiter les effluents

Les eaux usées des communes du SMAROV sont collectées via des réseaux séparatifs (les eaux de pluies et les eaux usées sont acheminées séparément jusqu’à la STEP ou le milieu naturel) ou unitaires (eaux usées et eaux de pluies sont collectées ensemble).

La STEP du Carré de Réunion prend alors en charge les effluents qui sont traités par des procédés physiques, physico-chimiques et biologiques.

L’eau rejetée doit répondre à des normes très strictes imposées par la loi. La qualité des effluents doit être compatible avec l’objectif de bon état écologique des cours d’eau fixé par les normes européennes.

Afin de prévenir la pollution à la source, le SMAROV met en œuvre les outils qui permettent de respecter la règlementation et de garantir la qualité du rejet dans le ru de Gally.

Le syndicat travaille également en étroite concertation avec les communes chargées de la collecte des effluents afin de vérifier leur conformité et développer le contrôle des branchements domestiques et industriels.

La qualité de l’eau rejetée est établie en fonction de paramètres principaux comme la « demande biochimique en oxygène sur 5 jours » (DBO5), qui mesure la quantité d’oxygène nécessaire à la dégradation de la matière organique biodégradable, et la « demande chimique en oxygène » (DCO) qui correspond à la teneur totale de l’eau en matières organiques via la quantité d’oxygène nécessaire à la destruction de ces matières. D’autres paramètres comme la teneur en phosphore et en azote sont également examinés. Lorsque leur quantité est trop importante, ces deux substances sont responsables du développement trop abondant d’algues et de plantes aquatiques néfastes pour les cours d’eau (eutrophisation).


Préserver le ru de Gally

Afin de restaurer l'écosystème du ru de Gally, le SMAROV a intégré le suivi du bon état écologique du milieu naturel dans l'ensemble de ses démarches. Le syndicat a notamment amélioré la gestion du site, pour améliorer sa biodiversité, à travers la diminution des pollutions et la gestion des sous-produits de l'épuration par temps sec et temps de pluie. Les milieux naturels aquatiques ont également été protégés, restaurés et gérés pour favoriser la biodiversité et préserver l'environnement.

Le Schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) avait classé, dès 1999, le bassin versant de la Mauldre – et donc le ru de Gally - comme zone sensible sujet à l'eutrophisation et nécessitant des traitements plus poussés sur l'azote et le phosphore contenu dans les rejets. Le SAGE Mauldre avait également constaté une dégradation du milieu ne favorisant pas la biodiversité.

Le ru de Gally est un affluent de la Mauldre qui se jette à son tour dans la Seine. Il prend sa source au Grand Canal dans le parc du château de Versailles et rejoint la Mauldre après 21 km à travers la vallée de Gally à la hauteur de la Maladrerie de Beynes. Le ru de Gally draine les eaux de ruissellement d'un bassin versant de 11 000 ha dont près du tiers sont des zones urbanisées. Les rejets des eaux résiduaires épurées par la STEP du Carré de Réunion, située à l'extrémité Ouest du château de Versailles, s'effectue quelques centaines de mètres en aval de la source du ru de Gally.

En amont de la commune de Rennemoulin, le bassin du même nom est une retenue d'eaux pluviales, bassin sec qui se remplit en période de crue.


Valoriser les sous-produits de l’assainissement

Si le transport et le traitement des eaux usées permettent de diminuer l’impact des activités humaines sur les milieux aquatiques et les abords du ru de Gally, il faut également réduire leur impact sur l’environnement par la valorisation des sous-produits de l’assainissement.

Il en existe de deux sortes : les produits de curage récupérés dans les réseaux de canalisation. Ce sont principalement des sables qui, une fois lavés et conditionnés, intègrent la filière des matériaux pour les travaux routiers. Les produits de l’épuration, principalement des boues dont la qualité, correspondant aux normes en vigueur, va déterminer l’orientation : l’épandage agricole, le compostage, l’incinération ou la mise en décharge.

Le SMAROV met en place des filières de traitement et de valorisation de ses sous-produits dans le respect des règlementations. Le syndicat favorise le recyclage des boues et donc leur épandage dans l’agriculture. La qualité des effluents va conditionner celle des sous-produits d’où l‘importance de la prévention de la pollution à la source.

Les boues produites par la STEP du Carré de Réunion sont évacuées vers deux filières principales : la valorisation agricole pour 1/3 et le compostage pour 2/3.

Le SMAROV dispose aujourd’hui d’une filière agricole avec un plan d’épandage dans les Yvelines de plus de 1000 ha exploités par près de 20 agriculteurs. Son extension dans le département de l’Eure et Loir est en cours.

La valorisation des boues en décharge pour la production de biogaz ou en co-incinération pour de la valorisation énergétique forment les filières alternatives mises à la disposition du SMAROV.


Inondations et pollution

Les désordres les plus fréquemment rencontrés dans les systèmes d’assainissement sont liés au temps de pluie. Les débordements et les rejets en provenance des réseaux engendrent des pollutions ponctuelles des milieux aquatiques. Les effets diffèrent selon la nature du milieu : urbain ou rural.

Avec des pluies intenses les réseaux sont saturés ce qui peut entraîner des inondations en milieu urbain et avoir parfois des conséquences sur la sécurité des personnes et des biens.

Les volumes exceptionnels consécutifs aux événements pluvieux dépassent alors la capacité de traitement des stations d’épuration. Les eaux excédentaires sont rejetées sans traitement et risquent alors de polluer le milieu naturel.

Le SMAROV conscient des risques encourus dans la vallée du Gally a développé depuis les années 90 des programmes de travaux d’aménagements et de mise en valeur du ru de Gally.
Aux ouvrages destinés à la lutte contre les inondations en aval et en amont de la STEP DCR, sont associées des mesures visant à préserver le cadre rural de la plaine de Versailles.

Les inondations comme celle de juillet 2001 ont mis en évidence la fragilité du ru de Gally face à de tels événements même si le caractère exceptionnel de la pluviométrie rendait difficile toute prévision. D’autres événements, dont l’orage du 20 octobre 2004 à l’ouest de Versailles, ont confirmé la saturation des collecteurs unitaires de Versailles Nord, Versailles Sud et Saint-Cyr-l’Ecole comme la nécessité de créer des bassins de régulation conformément aux objectifs du SAGE de la Mauldre en amont de la STEP.

La proximité du parc du château de Versailles, les enjeux culturels et économiques comme la préservation du cadre naturel du plateau ont du être pris en compte dans l’élaboration du schéma global de rétention sur l’ensemble du territoire syndical.


Limiter les nuisances

Du fait de leur proximité en milieu urbain les installations sont à l’origine de deux types de nuisances qui peuvent affecter les riverains : des nuisances olfactives, inhérentes au fonctionnement des ouvrages, et des nuisances sonores, des gênes de voisinage dues aux travaux de construction ou d’entretien.

Les odeurs dans les réseaux apparaissent surtout lorsque les effluents sont de moins en moins dilués du fait de la baisse de la consommation d’eau des particuliers. Les temps de séjours dans les canalisations sont alors plus longs et favorisent la fermentation à l’origine des mauvaises odeurs.

Ce phénomène se retrouve également dans la STEP où s’ajoutent les odeurs issues des traitements mis en œuvre et celles consécutives au stockage des boues.

Les nuisances occasionnées par les travaux sont plus diversifiées et sont principalement dues aux bruits, à la circulation, aux poussières ou aux odeurs résultant des interventions ponctuelles sur les sites.

Le SMAROV met tout en œuvre pour limiter ces nuisances à travers la coordination des travaux avec les autres acteurs communaux et les concessionnaires.

En matière d’odeurs, les nuisances issues du réseau concernent essentiellement la commune de Saint-Cyr l’Ecole au niveau du collecteur 7 « Trappes-Saint Cyr l’Ecole». Les études menées ont mis en évidence les phénomènes biochimiques, des concentrations élevées d’hydrogène sulfuré (H2S « œuf-pourri ») et l’impact des rejets des groupes industriels à proximité. Plusieurs actions correctives ont été menées : notamment l’oxygénation des effluents en amont, des plaquettes anti-odeurs sur les regards et une meilleure gestion des effluents industriels.

La STEP du Carré de Réunion fait l’objet d’un suivi olfactif quotidien et bénéficie, avant les futurs travaux de rénovation, d’une installation de traitement des odeurs sur la plate-forme de stockage des boues par désodorisation de l’air et brumisation d’un produit réactif masquant.


Répondre à l’urbanisation

La forte expansion démographique des deux derniers siècles a généré de forts enjeux :

  • Transporter les eaux usées de populations de plus en plus importantes ;
  • Évacuer les eaux de ruissellement dans un milieu urbain de plus en plus imperméabilisé.

Lutter contre les inondations

Dans un passé récent, ces inondations provoquaient régulièrement d’importants dégâts dans la partie aval du réseau et en fond de vallée. L’urbanisation, et l’augmentation des surfaces imperméables qui l’accompagne, avaient favorisé l’importance du ruissellement alimentant les égouts, qui se trouvaient rapidement saturés. Le réseau n’étant plus en mesure d’absorber ces violents épisodes pluvieux, les eaux se répandaient et inondaient les surfaces habitées. Le SIAVRM a donc entrepris d’importants investissements afin de remédier à ces phénomènes récurrents et protéger les personnes et les biens.


Préserver la qualité de la Seine

La lutte contre la pollution de la Seine constitue un deuxième défi environnemental d'importance. En cas de fortes pluies, le réseau de collecte était rapidement saturé et les eaux polluées se jetaient dans la Seine. Le SIAVRM a fortement contribué à régler à son échelle ce problème, en réalisant un bassin d'orage de 40 000 m3 près du Pont de Sèvres qui permet de stocker temporairement les effluents en excès avant de les transférer vers la station d’épuration et d’éviter de les rejeter en Seine.




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