Qualité de l'eau


La qualité est la préoccupation première et constante du Syndicat © FoodMicro - fotolia.com
Les principales interrogations, les principales attentes du consommateur portent sur la qualité de l'eau qui leur est fournie. La qualité est la préoccupation première et constante du Syndicat.
La recherche de la qualité préside à l'ensemble du processus de production et de distribution.
Elle s'exprime au fil de l'eau, dans la sélection de l'eau brute, dans les traitements destinés à la mettre aux normes, dans les contrôles qui garantissent la qualité de l'eau distribuée.

Quand on parle de la qualité de l'eau, on se réfère essentiellement à deux aspects :
  • Celui de la santé et de l'hygiène, c'est le principe qu'énonce le code de la santé publique (art. 19) : « Quiconque offre au public de l'eau en vue de l'alimentation humaine, à titre onéreux ou gratuit, est tenu de s'assurer que cette est propre à la consommation ».
  • Celui du confort et du plaisir
    La recherche du confort et du plaisir peut paraître secondaire par rapport à l'impératif sanitaire. Cependant, pour les consommateurs habitués au confort domestique, elle est également devenue essentielle.
Les principales préoccupations formulées par les utilisateurs à l'égard le l'eau qui leur est fournie portent sur sa saveur (le goût de chlore) ou sa dureté (le calcaire).
L'Organisation mondiale de la santé elle-même prend cet aspect en compte: « L'eau doit être aussi agréable à boire que les circonstances le permettent. »


De l'eau brute à l'eau du robinet

Les critères
Surveillée et protégée, l'eau brute à l'état actuel ne représente encore qu'une matière première qui va être transformée, élaborée, pour devenir conforme aux normes définies par la réglementation.

Selon quels critères définit-on la qualité de l'eau ?

La qualité de l'eau est définie par sa conformité et des normes qui portent sur 63 paramètres.

7 groupes de paramètres ont été pris pour critères :
  • Paramètres organoleptiques
    (c'est-à-dire concernant la couleur, la saveur, l'odeur, la transparence de l'eau). Ces critères n'ont pas de valeur sanitaire directe. Une eau peut être trouble, colorée, sentir le chlore et être parfaitement consommable.
  • Paramètres physico-chimiques
    en relation avec la structure naturelle des eaux. Il s'agit des caractéristiques que l'eau a pu acquérir dans son parcours naturel, de la température, de la conductivité et du pH de l'eau.
  • Paramètres concernant des substances « indésirables »
    Ce sont des substances dont la présence est tolérée tant qu'elle reste inférieure à un certain seuil (fluor, nitrates par exemple). On trouve parmi elles aussi bien des substances dont l'effet se limite à un désagrément pour l'usager (traces de rouille sur le linge, dues à une concentration excessive de fer) que d'autres qui peuvent avoir une incidence sur la santé (teneur excessive en fluor). Les nitrates font partie de ce groupe.
  • Paramètres concernant les substances dont les effets toxiques sont reconnus
    Les normes retenues pour ce groupe de substances tels le plomb et le chrome sont calculées en tenant compte de la « marge d'incertitude» adoptée en toxicologie, c'est-à-dire qu'elles fixent des limites sensiblement inférieures aux seuils considérés comme acceptables. Les teneurs tolérées sont extrêmement faibles, parfois de l'ordre du millionième de gramme par litre.
  • Paramètres microbiologiques
    L'eau doit être exempte de bactéries et de virus pathogènes. En revanche, la présence en petite quantité de germes banals est admise : l'eau est un milieu vivant, et une vie bactérienne inoffensive et limitée y est normale.
  • Pesticides et produits apparentés
    Plusieurs centaines de substances entrent dans cette catégorie. Leur présence dans l'eau est limitée à des doses infimes.
  • Paramètres concernant les eaux adoucies ou déminéralisées
Alors que les critères établis pour l'eau du robinet consistent en seuils à ne pas dépasser, les eaux adoucies ou déminéralisées (traitées par un adoucisseur d'eau) doivent contenir une teneur minimale en calcium ou en magnésium (dureté), de même qu'en carbonate ou en bicarbonate (alcalinité).


Le chlore

Le goût de chlore est un des reproches les plus fréquemment exprimés par les consommateurs français à l'encontre de l'eau potable. Le chlore est le désinfectant le plus utilisé pour l'élimination des germes pathogènes et pour la sécurité sanitaire du transport de l'eau dans les canalisations.

La réglementation

Le chlore utilisé dans l'eau potable ne présente aucun risque sur le plan sanitaire. Il n'est donc pas répertorié parmi les 63 paramètres de qualité.

Cependant, pour le confort et l'agrément du consommateur, les pouvoirs publics souhaitent que la teneur en « chlore libre résiduel» reste limitée à 0,1 mg par litre. Cette valeur correspond à une goutte de chlore pour 1000 litres d'eau. L'impératif sanitaire l'emportant sur toute autre considération, il arrive régulièrement que cette valeur soit légèrement dépassée.


Le calcaire et la dureté de l'eau

La dureté de l'eau est proportionnelle à sa teneur en calcaire et en magnésium.

Elle ne fait pas l'objet d'une norme. Elle se mesure en « degrés français ». Un degré correspond à 4 mg de calcium ou 2,4 mg de magnésium par litre. On distingue les eaux « douces » (moins de 15 degrés français), « dures» (de 15 à 35 degrés) et « très dures» (plus de 35 degrés).

La dureté de l'eau dépend de la nature géologique des sols qu'elle a traversés. Un sol crayeux ou calcaire donnera une eau « dure », alors qu'un sol granitique ou sablonneux, donnera une eau « douce».

Les désagréments d'une eau trop dure sont uniquement de l'ordre du confort (entartrage des tuyauteries, eau désagréable pour l'épiderme... ).

En revanche, une eau trop douce (qu'on dira paradoxalement « agressive ») a un effet corrosif sur les canalisations et peut amener une présence excessive des métaux provenant des canalisations dans l'eau, tel le plomb.


Une nouvelle directive européenne relative à la qualité de l'eau à partir de 2001

L'Union Européenne a adopté, le 3 novembre 1998*, une nouvelle directive « relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine ».

La précédente directive « eau potable », datant du 15 juillet 1980, une remise à jour était devenue nécessaire, pour actualiser ces normes de qualité qui n'avaient pas changé depuis près de 20 ans et tenir compte de l'évolution des connaissances scientifiques et médicales.

La France devra mettre sa réglementation en matière de qualité de l'eau potable en conformité avec cette nouvelle directive avant le 25 décembre 2000 et prendre les mesures nécessaires pour garantir le respect de ces nouvelles normes à compter du 25 décembre 2003. Jusqu'à cette transposition en droit français, les normes de qualité restent celles en vigueur actuellement, définies par le texte le plus récent, le décret du 3 janvier 1989.

La nouvelle directive introduit plusieurs innovations importantes, parmi lesquelles on retiendra surtout les points suivants :
  • la modification des paramètres de qualité de l'eau, dont le nombre passera de 63 à 48
  • le contrôle de la qualité de l'eau s'effectuera au robinet du consommateur
  • la norme relative au plomb est fortement modifiée, passant progressivement de 50 ug/l à 10 ug/l.
* journal officiel de la Communauté Européenne du 5/12/1998.


qualite_de_leau_v1203.pdf

Qualité de l'eau distribuée

L'État contrôle, le Service des eaux surveille
La qualité de l'eau est soumise à un double contrôle : un contrôle officiel, qui relève de la compétence des pouvoirs publics et une surveillance permanente du service des eaux.

La fréquence des analyses du contrôle sanitaire ainsi que les paramètres à analyser sont fixés par le décret du 3 janvier 1989 modifié. Les prélèvements sont effectués par l'Agence Régionale de Santé, qui entreprend deux types d'analyse : des analyses de routine sur quelques paramètres (de 3 à 15) et des analyses, conformément à la législation européenne, réalisées tous les trois mois, sur une soixantaine de paramètres.

En complément, des analyses sont effectuées par le concessionnaire au titre de l'autocontrôle prévu par la réglementation qui envoie chaque mois, à titre d'information, les résultats des analyses d'autocontrôle en sortie de l'usine de Louveciennes à toutes les collectivités, en donnant les valeurs moyennes des paramètres mesurés sur l'eau potable.

En 1998, 925 analyses ont été réalisées sur le réseau de distribution, ce qui correspond à la mesure de 8896 paramètres.

Lors de ces analyses, 21 paramètres se sont révélés non conformes dans un premier temps ce qui représente un taux de 0,23 %. Sur ces analyses non conformes, seules 2 ont nécessité des interventions de rinçage à titre préventif, les autres correspondant soit à des phénomènes fugaces (par exemple si des prélèvements sont réalisés sur des branchements très peu utilisés où l'eau a pu stagner plusieurs jours ou semaines). Il résulte de ce bilan que la qualité de l'eau distribuée sur le territoire du Syndicat est tout à fait satisfaisante.
fichier joint Fichier joint : qualite_de_leau_v1203.pdf


Informer les consommateurs

Une information régulière à destination des consommateurs est prévue par la réglementation : elle correspond d'ailleurs à la volonté du Syndicat. La loi sur l'eau du 3 janvier 1992 prévoit que les résultats des contrôles sanitaires usuels ou exceptionnels doivent être transmis aux mairies « en termes compréhensibles par tous » et affichés.

La loi Barnier du 2 février 1995 introduit l'obligation pour les maires et les gestionnaires du service de l'eau d'établir un rapport annuel détaillé sur la qualité du service de l'eau.

Ce rapport est présenté au conseil municipal et adressé au préfet.
Il est mis à la disposition du public dans les communes de plus de 3 500 habitants. L'arrêté ministériel du 10/07/96 prévoit qu'une note de synthèse sur la qualité de l'eau, préparée par la l'Agence Régionale de Santé dans chaque département, sera jointe une fois par an aux factures d'eau :
  • à partir du 1er janvier 1998, pour les communes de plus de 30 000 habitants
  • à partir du 1er janvier 1999, pour les communes compris entre 10 000 et 30 000 habitants,
  • à partir du 1er juillet 2000, pour les communes de moins de 10 000 habitants.
Enfin, tout consommateur qui souhaite connaître les résultats des analyses de qualité de l'eau potable de sa commune peut les demander à sa mairie, qui dispose des analyses de l'Agence Régionale de Santé. Il peut également demander les caractéristiques de son eau auprès de la société de services des eaux.


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